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Synthèse diagnostic


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Carte d'identité du Pays

Un pays au cœur du Massif Central

Carte d'identité du Pays

Nombre de communes 105
Population totale en 1999 40 000 habitants
Evolution de 1990 à 1999 -9,7%
Surface 2 400 m2
Densité 16 habitants/km2
Nombre d'EPCI 8
Pourcentage de pop. intégrée dans un EPCI 92%
Région concernée 100% Auvergne
Département concerné 100% Cantal
Présence d'un PNR Oui, PNR Volcans

 

Bref diagnostic

Le Pays de Saint Flour Haute Auvergne est un territoire rural de Montagne, marqué par une forte présence de population agricole ( 20% des actifs du pays) et une très faible densité oscillant de 6 à 16hab/km2 en moyenne. Son économie se construit autour de la valorisation de ses ressources locales : Agriculture de Montagne, Tourisme d’hiver et d’été par le biais d’un réseau de PME-PMI. La spécificité du territoire est son absence de « ville » au sens de l’INSEE bien que Saint Flour avec ses 7000 habitants, regroupe tous les services d’une ville de 15 à 30000 habitants, et son réseau de bourgs secondaires qui maille à 20km de distance en moyenne les 2500 km2 du Pays. On citera les principaux bourgs : Murat, Massiac, Neuvéglise, Chaudes aigues, Condat, Allanche, Pierrefort, Ruynes en Margeride.

Qualifié longtemps de « rural profond », perçu comme un espace marginalisé par ses contraintes naturelles et d’accessibilité, Le Pays de Saint Flour Haute Auvergne mets aujourd'hui en 2007 en défaut bien des arguments de ses détracteurs :

  • Le désenclavement physique est réalisé avec l’A75 qui place Saint Flour à moins d’une heure du bassin de Clermont Ferrand et à 2H30 de la Méditerranée.
  • La crise démographique est enrayée par l’accroissement du solde migratoire qui a vu la stabilisation de la population du Pays en 2005, 1ère depuis 150ans...
  • L’enthousiasme économique est réel autour du développement d’entreprises innovantes sur l’axe A75. En l’espace de 5ans on est passé de 0 ha de parc d’activités (ZA) à plus de 70 Ha autour de l’A75... (Il reste encore 3Ha disponibles, dépêchez vous...).
  • L’offre de services à la population se démultiplie depuis 5 ans avec l’action combinée des partenaires départementaux, régionaux et Etat, mais aussi de l’organisation des territoires en communautés de communes et d’une réflexion solidaire entre territoires pour plus d’efficacité et de mutualisation de moyens.

Autant dire qu’avec un taux de chômage à 6%, un cade de vie de qualité et le potentiel de ses grands espaces, le Pays de Saint Flour Haute Auvergne dessine pas à pas, un développement « rurable »...

Un document PDF listant les forces et faiblesses du Pays de Saint Flour Haute Auvergne en 2007 est disponible en cliquant ici (PDF 76KB).

Une nouvelle réalité territoriale en 2007

Si tous les enjeux initiaux du diagnostic du Pays présenté dans sa charte de développement sont encore d’actualité, il est acquis que la conduite des politiques publiques et la première contractualisation sur les territoires du Pays de Saint Flour Haute Auvergne ont permis des avancées notables et doivent à présent nous conduire vers une action plus ciblée répondant mieux à la nouvelle réalité territoriale du Pays.

Cette nouvelle réalité se traduit par les éléments majeurs suivants :

1 - Une pression foncière accrue

Concernant aussi bien le terrain constructible que les terres agricoles, cette pression nuit globalement à l’installation d’activités et de nouveaux habitants, voire même à la fixation des jeunes sur le territoire. Un exemple : le nombre d’agence immobilière est passé en 3 ans de 0,5 à 6 agences en 2007.

2 - Un solde migratoire positif

« Enterré » depuis des décennies par les chiffres de l’INSEE, les territoires du Pays ont démontré leur attractivité lors du recensement intermédiaire en 2003. Cette nouvelle réalité se caractérise par un double flux d’habitants analysé dans le cadre de la politique d’accueil du Pays :

  • un flux de Sud accéléré par l’ouverture du viaduc de Millau et la dégradation de la qualité de vie sur la frange méditerranéenne
  • un engouement pour le « vivre à la campagne » chez les jeunes couples urbains.

3 - Une dynamique entrepreneuriale

De nombreuses entreprises endogènes ont engagé des développements dans le cadre de l’accroissement de l’offre d’espaces d’activités. De nouvelles compétences sont apparues et des secteurs comme la mécanique de précision ont vu le jour sur le bassin de Saint Flour formant un « cluster » en plein développement. Parallèlement, les partenaires économiques notent une demande importante d’installation d’entreprises exogènes au bassin attirées par le positionnement et le cadre de vie.
Si certains secteurs comme l’hôtellerie sont vieillissant on note toutefois une recomposition du tissu touristique avec de nouveaux opérateurs innovants et de tailles diverses souvent privés (Nexcity, goupe Lagrange) accompagnant le volontarisme des collectivités locales. (Chaudes Aigues, Lioran)

4 - Une agriculture en « rénovation »

Nouveaux produits, nouvelles organisations, nouveaux cahiers des charges AOC, l’Agriculture du Pays a engagé un tournant et travaille à se construire un avenir par la réflexion sur l’aval de sa filière et par l’amorce d’une réflexion « Client » et « Marché ». Cette rénovation suppose néanmoins de nombreux moyens et la diffusion de cette prise de conscience à la base.

5 - Des collectivités rurales financièrement exsangues

Confrontées à la dure équation du retrait des services publics d’Etat et des nouveaux besoins exprimés par les populations, les collectivités rurales doivent faire face à des demandes sociétales et des charges financières croissantes. Pour cela, elles innovent, comme par exemple dans le cadre des maisons de services (ex :Murat), mais elles se trouvent confrontées à des limites financières et techniques qui impactent le caractère attractif voire viable de certains espaces ruraux. Déneigement, derniers commerces, services postaux, scolaires, garderie, cantine, assainissement aux normes, autant de services imposés mais indispensables à l’attractivité des zones rurales.

6 - Une qualité environnementale à forts enjeux

Inscrits plus que jamais dans une logique européenne et nationale de compétitivité, les territoires du Pays s’activent parfois en contradiction dans la valorisation des ressources environnementales : des projets éoliens, aux barrages hydroélectriques en ZPS (Zone de Protection Spéciale), des DOCOB (Document d'Objectifs), Natura 2000 aux projets d’exploitation de carrières et d’atelier hors sol, la question de la préservation mais plus encore de l’appropriation locale de la qualité environnementale des territoires font partie de la nouvelle réalité territoriale du Pays.

7 - Les TIC au service du « renouveau rural »

Entre opportunités et nouvelles façons de vivre et consommer, les TICs (Technologies de l’Information et de la Communication) ont investi les territoires ruraux en offrant notamment de nouvelles façons de pratiquer les services de proximité (télétravail). Si le développement d’infrastructures réseaux (CANTAL 100% ADSL en 2007) a été particulièrement efficient, l’impact des nouvelles consommations « TIC » sur l’économie rurale et l’ouverture des territoires par la diffusion et la reconnaissance de ses produits reste pour demain…

8 - Le coût de la mobilité en zone rurale

Territoire rural à faible densité, le pays ne dispose pas de moyens de transport en commun en adéquation avec les besoins d’une population de plus en plus mobile (mobilité domicile travail / mobilité médicale et culturelle). A cela s’ajoute la difficulté pour les entreprises locales de bénéficier de réseaux logistiques compétitifs, un nombre croissant d’opérateurs régionaux et nationaux refusant de desservir certaines zones.